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Chaque année, l’engagement des entreprises en prévention progresse et les accidents graves et mortels sur les chantiers du BTP diminuent. En témoignent les milliers d’entreprises qui ont pris part à la campagne nationale consacrée aux travaux en hauteur à travers des actions, des formations ou en assistant aux réunions d’information. Résultat : une baisse significative de 3,8 % des accidents du travail. En parallèle, l’Organisme a multiplié les interventions pour soutenir les acteurs de la prévention sur le terrain, à l’instar des CSPS ou du CSE (fusion des instances représentatives en entreprises), dans la mise en place de la démarche sécurité en faveur de l’amélioration des conditions de travail des salariés du secteur.

EN 2018, 5 200 entreprises se sont engagées à travers 7776 actions de conseil, 1552 diagnostics, 510 nouveaux accompagnements de longue durée. Au total, plusde 185000 salariés auront bénéficié des actions de l’OPPBTP.

L’OPPBTP a mené, en partenariat avec l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi), des diagnostics culture sécurité notamment avec les sociétés Razel-Bec, Eurovia, Legendre, Spie Batignolles et Rabot-Dutilleul. 2740 salariés et encadrants ont participé à 110 sessions journées sécurité et ont ainsi partagé leur vision de la prévention.

L’OPPBTP a participé à la parution du 1er livre blanc « État des lieux de la coordination SPS ». Objectif : recenser les bonnes pratiques des coordonnateurs, proposer des pistes d’évolution du métier et renforcer ses compétences.

AU COURS de la campagne « Travaux en hauteur, pas le droit à l’erreur », 1 150 entreprises ont réalisé près de 6 000 actions de prévention (mise à jour du DU, formation, achat et vérification d’équipement, mise en place de modes opératoires, etc.) dont 600 contrats d’accompagnement. Sur cette période de quatre ans, le niveau de prévention aura augmenté de 17 %.

Diminuer les accidents graves et mortels

AGIR AU PLUS PRÈS DU TERRAIN

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2018 marque la fin de la première phase de la campagne dédiée aux travaux en hauteur. Un dispositif inédit organisé sur quatre ans qui témoigne de la forte mobilisation de l’OPPBTP avec le soutien de ses partenaires. Parallèlement, l’Organisme a poursuivi ses actions en direction des autres risques prioritaires, en faveur des entreprises du secteur (TPE, PME, grande entreprise) et auprès des instances phares de la prévention. Avec un objectif : continuer à faire baisser le taux d’accident du travail dans le BTP.

LES RISQUES PRIORITAIRES

Avec 5250 actions de conseil et 1300 actions de formation réalisées, une nouvelle dynamique s’est amorcée en 2018 auprès des 1755 entreprises ciblées par la campagne « Travaux en hauteur, pas le droit à l’erreur » (20 à 49 salariés de la couverture, de la charpente, de la construction métallique et du gros œuvre).

Travaux en hauteur, la dynamique lancée

Dans ce cadre, les professionnels sensibilisés ont pu être guidés sur les questions de matériel, repenser leurs modes opératoires et ainsi faire en sorte que les chutes de hauteur ne soient plus demain l’une des premières causes d’accident du travail dans le BTP. Après quatre ans d’actions ininterrompues sur tout le territoire et avant la signature d’une seconde convention courant 2019 , le bilan de l’initiative orchestrée par l’OPPBTP et la Cnam est encourageant. Les taux de réalisation les plus importants ont porté sur : la procédure d’accueil (42 %), la désignation d’un chargé de prévention (41 %), l’amélioration de la gestion du matériel (40 %), la réalisation des fiches préparation de chantier (39 %), la mise en place d’une organisation structurée (37 %) et la rédaction de modes opératoires (33 %). Du côté des modules de formation les plus suivis, les programmes dédiés aux bases de l’accompagnement en prévention ont répondu à la majorité des demandes, à savoir celui dédié au Chargé de prévention (26 %) et celui baptisé Prev’action opérateur et encadrement (25 %), suivi par les modules consacrés aux échafaudages (14 %). Les entreprises ont également pu revenir sur les fondamentaux, en profitant d’un accompagnement dans la mise à jour du Document Unique et la mise en place du plan d’action pour 72 % des chantiers visités. En outre, à la suite des 1 145 réunions organisées cette année, ce sont plus de 13 000 petites entreprises et CHSCT d’entreprises de plus de 50 salariés qui ont pu s’informer et bénéficier d'un accompagnement et d'aides financières.

« La campagne travaux en hauteur a été l’occasion de revoir notre stratégie de prévention sur les interventions de courte durée les plus accidentogènes. »
Travaux en hauteur : trois cas d’amélioration concrète en entreprise

Retour sur trois actions efficaces mises en place sur le terrain par des entreprises accompagnées

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Tous acteurs de la Sécurité routière

Chaque année, des milliers de professionnels prennent part aux actions de prévention consacrées au risque routier. Enjeu majeur pour les entreprises du BTP, le sujet fait l’objet de nombreux événements organisés en partenariat avec des agences OPPBTP, notamment en Normandie, dans les Hauts-de-France ou encore dans le Grand Est. Ces derniers réunissent les services des préfectures, certains acteurs de la santé au travail ou peuvent être organisés sur demande directe d’entreprise. L’occasion pour les participants de prendre conscience des risques encourus, de tester leurs connaissances au cours d’ateliers, d’échanger avec des policiers sur les questions de radars, de permis de conduire ou encore d’addictions, et d’obtenir des informations ciblées (sommeil, alimentation, alcool, etc.) auprès de professionnels de santé.

Sécurité routière : sensibilisation ludique et pédagogique

Xavier Bellanger, ingénieur-prévention et référent Sécurité routière pour la Normandie, propose chaque année depuis 2013 dans le Calvados, et depuis 2015 sur l’ensemble de la région, des ateliers d’information sur le risque routier.

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LES ACTIONS CIBLÉES

En 2018, parmi les 551 entreprises en situation d'urgence qui ont été contactées par l’Organisme, près de 90 d’entre elles se sont engagées dans la mise en place d’une démarche pérenne de prévention et d’amélioration de la sécurité sur leurs chantiers.

Sortir d’une situation d’urgence pour initier une démarche pérenne

Au nombre de ses missions, l’OPPBTP a en effet pour vocation de venir en aide aux entreprises de BTP en situation d’urgence, autrement dit, en situation de risque sur un chantier. Les conseillers en prévention établissent alors un diagnostic pour prendre la mesure de la problématique, puis proposent des solutions afin de redémarrer les opérations dans les plus brefs délais et optimiser les conditions de sécurité. À la suite de cette sollicitation, l’OPPBTP encourage l’entreprise touchée à s’engager dans une démarche de fond pour approfondir les sujets à régler et l’aider à adopter de nouveaux modes opératoires.

« Grâce à l’OPPBTP et à nos rencontres trimestrielles, nous avons fait du chemin. L’une de nos prochaines actions est de nous équiper d’une fraiseuse pour éviter les risques de TMS de nos techniciens lorsqu’ils travaillent sur des chantiers de terrassement.. »

Accompagnements individuels

En 2018, près de 5 200 entreprises ont bénéficié d’interventions des membres des agences, lesquelles ont occasionné 7776 actions de conseil, 1552 diagnostics et 510 accompagnements sur la durée. Ce qui représente 185000 salariés concernés par ces accompagnements, principalement au sein des structures de moins de 10 salariés (40 %). Répondre à ce type de sollicitations individuelles fait partie des missions spécifiques de l’Organisme. Celles-ci favorisent la relation de confiance avec l’entreprise et la remontée de retours d’expérience du terrain au bénéfice de la branche. L’OPPBTP a initié une réflexion afin de dynamiser cette offre de services individualisés.

Grandes entreprises : susciter l’exemplarité

Les grandes entreprises du BTP jouent un rôle prépondérant dans la diffusion d’une culture de prévention de par leur proactivité et leur capacité à mettre en place des modèles de prévention que les salariés pourront reproduire dans la suite de leur carrière, dans d’autres structures. C’est pourquoi l’Organisme multiplie les partenariats avec d’importants groupes du secteur. Ces accords permettent d’organiser des journées sécurité, d’animer des formations ou encore de conduire des diagnostics dont les conclusions pourront servir à toute une profession. En 2018, 110 journées sécurité ont attiré 2740 participants. Parallèlement, l’OPPBTP tisse des liens privilégiés avec des acteurs phares de la prévention comme l’Institut pour une culture de la sécurité industrielle (Icsi) afin d’imaginer des process qui prennent mieux en compte les facteurs humains et organisationnels. Fort des premiers résultats d’une collaboration entreprise dès 2017 dans le cadre d’une convention pluriannuelle auprès d’acteurs tels que Bouygues Bâtiment Île-de-France, RAZEL-BEC, l’OPPBTP et l’Icsi poursuivent leur collaboration en 2018. À partir d’une méthode élaborée par l’Icsi, deux premiers partenaires ont développé des axes stratégiques de développement de la culture de sécurité spécifiquement dédiés au secteur du BTP. En 2018, huit collaborateurs de l’OPPBTP ont été formés pour s’approprier cette démarche originale de diagnostic. En 2019, le partenariat se poursuit avec encore davantage d’entreprises impliquées dans l’analyse, et des actions communes de visibilité.

LE FACTEUR HUMAIN AU CENTRE DE LA MÉTHODE DE L’ICSI

La méthode élaborée par l’Icsi se fonde sur une analyse documentaire de l’organisation, sur une immersion totale au sein de l’entreprise pour observer les pratiques, et sur une étude des croyances et des représentations du personnel à travers un questionnaire anonyme. Elle permet ainsi d’explorer les aspects organisationnels et humains, d’effectuer un état des lieux en profondeur de la culture de sécurité de la société ciblée.

« En combinant nos connaissances et nos expertises, nous allons faire bénéficier les entreprises du BTP d’une démarche qui a été éprouvée dans le secteur de l’industrie, secteur qui enregistre aujourd’hui les meilleures performances en sécurité. »

Accompagner la naissance du CSE et des CSSCT

Une nouvelle instance représentative du personnel, le conseil social et économique (CSE) a vu le jour le 1er janvier 2018. Elle se substitue à tous les organes de représentation existants (DP, comité d’entreprise et CHSCT). Le CSE doit être mis en place par les sociétés comptant plus de 11 salariés (contre 50 pour les anciens CHSCT). À ce stade, l’OPPBTP est en phase d’analyse, d’écoute et de soutien envers les entreprises pendant le déploiement de cette nouvelle instance. L’Organisme les accompagne notamment en les informant sur les évolutions humaines et réglementaires que cette réforme implique, et assure une présence forte sur le terrain pour conseiller les membres des CHSCT dans cette voie vers le CSE. En 2018, 1200 participations à des réunions CHSCT et 26 sessions de formation ont eu lieu. Des actions complétées par l’envoi de 2 500 lettres CHSCT et 354 comptes actifs sur l’espace ePrévention dédié aux CHSCT. En outre, l’OPPBTP a profité de cette année 2018 pour repositionner et réactualiser son offre de formation à destination de ces représentants de ce nouvel organe afin que celui-ci soit conforme à la réglementation. Quant aux Commissions Santé Sécurité et Conditions de travail (CSSCT), celles-ci doivent également voir le jour. Elles seront obligatoires dans les entreprises de plus de 300 salariés et pourront être adoptées sur la base du volontariat par les entités de 50 à 300 collaborateurs. En 2019, l’OPPBTP mettra en place des indicateurs ainsi qu’une grille d’évaluation des deux instances : CSE et CSSCT.

« Nous avons été les premiers à signer une convention avec l’OPPBTP en 2013. Nous sommes arrivés aujourd’hui à un palier, que nous avons du mal à dépasser. Cette nouvelle convention va nous permettre d’identifier des leviers d’action différents et de se détacher des moyens traditionnels. »

Affirmer la valeur ajoutée des CSPS

La coordination sécurité et protection de la santé (CSPS) contribue depuis 25 ans au développement de la culture prévention, à la baisse de la sinistralité et à l’amélioration des conditions de travail sur les chantiers en coactivité. Mais son rôle s’avère complexe et son potentiel d’intervention encore trop sous-estimé. La mission reste donc peu connue au sein du BTP et doit donc évoluer pour affirmer sa valeur ajoutée. A la suite d’une étude menée auprès de 299 CSPS, l’OPPBTP, dont la mission est d’accompagner la profession au quotidien, a participé en 2018 à l’édition d’un livre blanc avec 11 autres organismes partenaires. Cette publication dresse un état des lieux de la fonction. Elle a pour objectif de recenser les bonnes pratiques des coordonnateurs à destination de la profession et des maîtres d’ouvrage, de proposer des pistes d’évolution du métier et de renforcer ses compétences. Ce livre blanc est diffusé par le réseau des CSPS. L’Organisme, quant à lui, assure la promotion de ces recommandations au travers des clubs CSPS qu’il anime en région (à raison de trois réunions par an et par agence). Enfin, en prévision des 25 ans de la coordination, un important travail a été fait pour renforcer l’offre d’information et valoriser l’anniversaire du CSPS programmé en mars 2019. L’ouvrage PPSPS a ainsi été mis à jour, un dossier web dédié a été créé et le maillage du contenu revu.

CSPS : 4 enjeux pour l’avenir

Afin de renforcer la visibilité et les actions des CSPS, le livre blanc de la coordination SPS formule 12 recommandations déclinées à travers
quatre enjeux au bénéfice de tous les acteurs
de la construction.

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L’OPPBTP, AUX CÔTÉS DES INSTANCES REPRÉSENTATIVES DU PERSONNEL

UNE PRÉVENTION PARTAGÉE Situé en Île- de-France, l’atelier Tollis regroupe divers métiers de la restauration d’art. « Dans cette activité spécialisée et complexe, changer les habitudes et exiger le même niveau de prévention pour tous reste difficile », témoigne Luc Pelletier, son gérant. La solution pour améliorer la sécurité ? Le conseiller prévention OPPBTP, Grégory Cuquemel, a proposé au CHSCT de l’entreprise de former les 40 compagnons et l’encadrement à une même et unique méthodologie. Désormais, avant chaque opération, les salariés de Tollis suivent une démarche de progrès en cinq points : identifier et évaluer les risques, sensibiliser, former, vérifier et sanctionner. Résultat : zéro accident sur 19 000 heures travaillées en 2018 !
DEUX ACCOMPAGNEMENTS EXEMPLAIRES Dans le Grand Est, deux entreprises Urano et Nord-Est TP ont sollicité leur conseiller prévention OPPBTP, Pascal Kaminski, pour une DAC, une démarche d’accompagnement de leur CHSCT/Comité Sécurité au cours de l’année 2018. Dans les deux cas, l’idée était sensiblement la même : après avoir formé les chargés de prévention, il s’agissait d’aller plus loin grâce à un accompagnement collectif des membres du CHSCT. Avec à chaque fois, un plan d’actions conséquent : formation et mise à jour des compétences des membres, amélioration de la communication de l’instance, présentation des missions du CHSCT aux apprentis et nouveaux embauchés, etc., et surtout formation à la visite de chantier et à sa restitution. Depuis lors, l’accidentologie dans ces deux sociétés enregistre une baisse.
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